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Étudier en Russie ou en Chine ?

La Chine est devenue une destination sérieuse pour les étudiants maghrébins, portée par un réseau de bourses gouvernementales et des campus très bien équipés. Le calcul n'est pourtant pas seulement financier : la distance, le coût du billet et la barrière de la langue pèsent lourd sur cinq ou six années. Voici la comparaison.

Pagode Boya au bord du lac Weiming, campus de l'université de Pékin — étudier en Chine
Photo : 2502project — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Le comparatif, critère par critère

CritèreRussieChine
Frais de scolarité annuelsDe 2 200 à 3 500 € selon la filièreTrès variables selon la province et le rang de l’université ; les cursus en anglais sont généralement plus chers
BoursesQuotas gouvernementaux et dispositifs universitaires, sur dossierProgrammes de bourses gouvernementales et provinciales structurés, souvent très complets
Langue d'enseignementRusse après une année préparatoire intégrée, ou anglais selon les cursusChinois avec niveau HSK exigé, ou anglais dans des programmes dédiés
Distance et retours au paysVol court avec une escale, retours possibles pendant les vacancesVol long et coûteux : concrètement, un ou deux retours seulement sur tout le cursus
LogementRésidence universitaire pré-réservée, de 30 à 90 € par moisCampus fermés très bien équipés, logement généralement sur place
Coût de la vie mensuelDe 140 à 260 € selon la villeModéré dans les villes de province, sensiblement plus élevé à Pékin et Shanghai
Reconnaissance du diplômeDiplôme d'État russe, procédure d'équivalence établie en TunisieDiplôme chinois, reconnaissance à vérifier filière par filière pour un exercice en Tunisie

Les montants côté Russie sont ceux pratiqués dans nos universités partenaires. Côté Chine, les frais, les bourses et les conditions de langue varient fortement d'une université et d'une province à l'autre : vérifiez auprès de l'établissement visé et de l'ambassade avant toute décision.

Là où la Chine reste le meilleur choix

  • Si vous décrochez une bourse gouvernementale complète, l'équation financière devient imbattable
  • Si votre projet professionnel est tourné vers l’Asie ou vers le commerce international
  • Si apprendre le chinois est un objectif en soi et non une contrainte subie
  • Si les équipements et les moyens de recherche des grands campus pèsent lourd dans votre choix

Là où la Russie prend l’avantage

  • Une distance qui autorise réellement des retours en famille pendant les vacances
  • Une procédure de reconnaissance du diplôme déjà balisée pour les étudiants tunisiens
  • Un fuseau horaire proche, qui change la vie pour rester en contact avec ses proches
  • Une communauté maghrébine installée de longue date dans les villes universitaires
  • Une session de février en complément de la rentrée de septembre

Comment trancher

Si vous obtenez une bourse chinoise complète, prenez-la : c'est une opportunité rare. Sans bourse, posez-vous la question de la distance et de la langue sur six ans, et de ce que vaut pour vous la possibilité de rentrer voir votre famille. Pour beaucoup d'étudiants tunisiens, c'est ce critère-là qui tranche en faveur de la Russie.

Questions fréquentes

Faut-il passer le HSK pour étudier en Russie ?

Non, le HSK est un test de chinois. Côté russe, aucun test de langue n'est exigé à l'admission : l'année préparatoire vous amène au niveau requis, et elle fait partie du cursus.

Un diplôme chinois est-il reconnu en Tunisie ?

Une procédure de reconnaissance existe, mais elle s'apprécie filière par filière et établissement par établissement. Pour les professions de santé en particulier, renseignez-vous auprès des autorités tunisiennes compétentes avant de vous engager.

Peut-on étudier en anglais dans les deux pays ?

Oui, des cursus en anglais existent en Chine comme en Russie. Dans les deux cas ils sont généralement plus chers que les cursus en langue locale, et moins nombreux.

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